Compte rendu de la réunion du 3 Juillet :

La réunion commence à partir de 17H30 celle-ci se déroule chez un camarade qui accueille l’évènement. Presqu’une trentaine de camarades sont présents lors du commencement mais d’autres arriveront en retard. Un tour de présentation est effectué afin de casser la glace entre les participants et Sami Bouzid, qui anime la réunion, laisse Nicolas Andreoli lançait le premier débat sur la gouvernance mondiale.

Le point de départ du débat est la récente attaque de la flottille humanitaire par Israël dans les eaux internationales où s’illustre parfaitement l’inefficacité de l’ONU à régler les conflits. Quelques camarades osent même dire que la gouvernance mondiale d’un point de vue politique n’existe pas car l’ONU est incapable à se faire entendre.
Plusieurs propositions ressortent du débat pour régler cette inefficacité de l’ONU : sur la question du conseil de sécurité un consensus est fait sur l’abrogation du droit de veto que possèdent les pays victorieux de la seconde guerre mondiale. Pour pallier le fait que lorsque la situation est tendue entres 2 pays et que ces derniers retirent leurs diplomates et ambassadeurs il est avancé de doter l’ONU d’un corps diplomatique conséquent représentant non pas les intérêts d’une nation mais les intérêts de la paix mondiale présent et actif sur l’ensemble des zones de tensions afin d’être capable de se substituer aux ambassadeurs traditionnels. L’idée d’une force armée propre à l’ONU (encore plus poussée que les casques bleus) ne fait pas l’unanimité néanmoins il est évident qu’avec une force de dissuasion adéquat les pays ne respectant pas les droits internationaux et de l’homme pourront craindre de réelle représailles.

Le débat continue alors sur l’Union Européenne qui est pour l’instant la zone d’intégration régionale la plus avancée dans le monde. Le problème qui est relevé est que l’UE s’essouffle, du moins sa conception qui relève de plus en plus d’une vision purement économique et marchande abandonnant peu à peu l’idée des Etats-Unis d’Europe. L’exemple le plus concret est celui de la crise grecque où les états membres ont préférés faire des prêts avec des intérêts conséquents plutôt que de faire jouer la solidarité européenne. De plus les instances supranationales de l’UE sont bien souvent tournées vers des politiques libérales (libéralisation des services publics) doublés d’un manque de transparence pour les citoyens européens (les scores mirobolants de l’absentions en sont la preuve).

Pour régler ces problèmes les participants énoncent le fait que l’UE doit être un outil d’harmonisation sociale à travers des mesures telles que le smic européen. Malgré le fait que les Etats ont peurs de transférer encore plus leurs compétences il faut « démocratiser » l’UE en donnant des pouvoirs clairs à des instances élus démocratiquement.

La réunion s’enchaine ensuite sur la question de l’euthanasie, Sami Bouzid anime ce débat. Afin que l’ensemble des participants puissent s’exprimer sur ce sujet puisque au commencement de ce débat il y a quasiment une cinquantaine de participants les camarades prennent à tour de rôle la parole sur ce sujet.

Tous les camarades sont tombés d’accord sur le fait que l’euthanasie doit être autorisée néanmoins le débat tourne sur les questions morales et la manière d’appliquer cette « intervention médicale » , le premier problème posait est celui de la dérive de rentabilité si ce sont seulement les médecins qui prennent la décision en effet avec des établissements hospitaliers ayant des budgets de plus en plus serrés la tentation peut être grande pour débrancher une personne qui coute des milliers d’euros par mois. Concernant la prise de décision par la famille plusieurs questions se posent premièrement qui de la famille ? La mère, le père, le conjoint, les enfants etc. Ensuite, est ce que la famille peut forcement être légitime car on peut être proche de la personne et ne pas savoir son désire concernant l’euthanasie, de plus la famille peut délibérément choisir de ne pas respecter le choix du proche dans le cas d’une famille pratiquant activement la religion par exemple.

Pour contrebalancer le tout famille ou tout médecin il faudrait constituer des comités d’éthique propre à trancher la question notamment lorsque l’on ignore le choix de la personne comme dans le cas d’une personne dans le coma. Ces comités seraient constitués de membre du corps médical mais aussi d’autres professions comme des psychologues, des rencontres avec les proches afin de statuer sur le cas seront faits. Pour pallier le problème d’ignorer l’avis de la personne concernée il est proposé que lorsque une personne atteint l’âge de 18ans il est un entretient avec son médecin sur la question notifiant après cette entretient son choix sur l’euthanasie, ce choix pourra être modifié quand la personne le souhaitera, afin de ne pas oublier cette possibilité des campagnes nationales d’informations devront être mise en place.

Ensuite sur la question morale, l’interrogation qui se pose est la différence entre vivre et être vivant. Une camarade relie les gènes de la question au même titre que l’avortement. Aussi le problème du deuil de la famille qui sera dans la plupart du temps actrice de la décision doit être pris en compte. Les personnels médicaux doivent êtres formés pour assister la famille dans la prise de décision et après l’acte médical. Le problème qui se pose est aussi celui du progrès médical dans le cas d’un cas où la médecine est à l’aube de trouver la solution si l’on euthanasie la personne cela pose le même problème que l’erreur humaine dans le cas de la peine de mort.

Sami Bouzid décide de clôturer ce débat riche en idée. Un point est fait sur le camp d’été interrégional qui se déroulera à la mi-juillet. La réunion se termine vers 20H30 ainsi la soirée festive peut commencer celle-ci durera jusqu’au bout de la nuit

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One thought on “Compte rendu de la réunion du 3 Juillet :

  1. euthanasie légalisée? oui, à condition
    que ce soit bien le souhait de la personne et non pas de la famille:
    l’idée de faire enregistrer l’avis de tout jeune majeur à ce sujet par son médecin me parait intéressante, je milite pour que toute personne, dès 18 ans, donne son avis par écrit (directives anticipées et nomination de personne de confiance légales, encore trop peu utilisées) à ce sujet:
    exemple: cas de vincent humbert:
    accident , aux suites de réanimation donnant une vie de grabataire, assisté par des machines… que chacun dise si oui, ou non, il veut de cette vie là…
    ce serait être le cas suite à réanimation après rupture d’anévrisme, par exemple, toutes choses impérvues par essence
    pour la maladie qui prévient, il est plus facile de penser aux conséquences et de dire si oui ou non, on acceptera tel ou tel traitement

    quel role de la famille?
    normalement aucun si la volonté de celui qui va mourir a été exprimée,
    sinon, les différents membres de « la famille » pourront être consultés (par un comité d’éthique???… trop lourd à mon avis, deux médecins devraient suffire avec l’équipe médicale), mais n’oublions pas que rares sont les familles unies dans les mêmes idées…
    d’où la nécessité pour moi d’exprimer son propre avis sur la question, très tôt..
    sinon, qui croira-t-on? celui ou celle qui dira: il (elle) ne voulait pas de cette situation et aurait préféré une mort douce, ou celui qui dira le contraire?
    quel sens au mot « famille »? famille stricte, élargie? compagnons ou compagnes? …

    quel rôle des médecins et autres soigants? accompagner celui qui a demandé la mort comme délivrance, mais aussi accompagner ceux qui seront dans le deuil après la mort

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